Bass du Maroc: episode 1
Publié le 27 Octobre 2015
Retour sur un voyage au Maroc entre le 15 et 24 octobre. En solo, pour retrouver mes potes qui habitent là-bas. Une bonne raison pour aller les voir pour moi et une bonne "excuse" pour mon pote Seddiq, de lâcher un peu son job et d'aller à la pêche.
Les voyages en avion ont toujours eu une saveur singulière. Ce coup-ci n'a pas échappé à la règle:
Sentiments partagés à l’arrivée: l'excitation de toucher enfin la destination tant espérée après des semaines de préparation... et le regret de laisser sa petite famille pour ces vacances en solitaire.
Et le retour: l'excitation de retrouver les siens,
et la boule au ventre qui mouille légèrement les paupières de quitter cette terre si accueillante...
Après, je n'étais pas là pour faire du tourisme et les 20kg de matériel de pêche dans les bagages me le rappelaient bien!
Bon faut dire qu'à peine atterri, on partait directement vers le premier spot! Juste le temps de décharger les kilos de fromages et charcuterie "made in France" dans la glacière.
Objectif: Black-Bass!
Ce carnassier est très présent dans les lacs marocains. Il faut dire qu'il n'y a pas une grosse diversité de poissons dans ces réserves d'eau: du Black en pagaille, de la perche soleil, quelques cyprinidés tel que l'amour blanc, quelques fois du sandre et c'est à peu près tout!
Pour mieux profiter des photos, n'hésitez pas à cliquer dessus.
Le matin à la mouche et dés que le vent était trop présent, la canne spinning finissait la partie de pêche.
L'autre particularité: les obstacles ou caches variées
Ces lacs comme tous ceux de barrage, abritent déjà naturellement des habitats très diversifiés. Mais ce qui est aussi assez singulier là bas, c'est la végétation très présente : des herbiers très réguliers et à des profondeurs très variables et des plantes ligneuses relativement grandes qui ressemblent ni plus ni moins à des arbustes: autant de caches de prédilection pour ces carnassiers.
Ces profiles si variés s'explique par la grande variations de niveaux d'eaux: ces lacs sont alimentés en eaux qu'à certaines périodes de l'année où ils se remplissent. Puis le niveaux descendra progressivement, avec une amplitude importante (au moins une 10aine de mètres) au fur et à mesure des pompages: principalement pour l'eau courante et un peu pour l’agriculture.
Quel kif de pêcher ces poissons à la mouche. La technique a été très rentable. Faut dire que personne ne les pêche de la sorte!
L'équipement qui m'a accompagné était composé d'une canne polyvalente (TFO TiCrx 9pied soie de 8), une soie flottante et une pointe en 30/100.
Je n'ai pas vu de différence avec du 25/100, d'autant qu'il fallait parfois sortir les bébés des obstacles.
J'ai essayé pas mal de mouches. De différentes tailles, ce qui semblait les plus réguliers étaient de petits steamers en marabout noir montés sur Hameçons N°6.
Par contre, le gros inconvénient est qu'il n'y a aucune sélection de la taille des poissons. Tous sautaient dessus.
Les perches soleil sautent sur les petits streamers, un truc de fou et des combats assez sympa pour ces petits poissons.
Assez rapidement, j'ai opté pour la pêche en top water. Déjà je sélectionnais ainsi des poissons de tailles un peu plus importantes. Mais c'est surtout pour les sensations que cette pêche procure au moment des attaques!
Une obligation: les anti-herbes. J'avoue ne pas avoir assez monté de mouches munies de ce nylon anti-accroche. Heureusement, les élastiques dentaires que mon pote avaient dans ses boites m'ont sauvé certaines parties de pêche.
C'est néanmoins pas idéal, en particulier sur les petits modèles de mouche et on passe notre temps à les remettre en place, cependant c'est un accessoire que j'aurai toujours dans mes boites à streamers!
C'était presque trop facile! Mais quel plaisir de subir les attaques de malades de ces poissons!
Pour vous donner un petit aperçu du "rendement" à la pêche, nous ne comptions pas nos prises mais à force de discussion sur le nombre estimé de poissons que l'on pouvait totaliser à la fin d'une journée, lors de la dernière parie de pêche, sans se mettre d'accord nous avons comptabilisé chacun de son coté:
Nous avons pêché ce jour-là 2 heures et demi. Seddiq aux leurres, comme d'hab', pour une 100aine de mètres de rives et moi à la mouche en surface pour une 50aines de rives composées d'herbiers essentiellement.
Mon pote arrive: " je te rejoins, j'ai compté 50 Black, tout pile!
"J'ai compté aussi, j'en suis à 39!
Le temps d'un coup de fil, et j'en rajoutais 2 au compteur.
Trop facile, je vous dis!
C'est vraiment une belle destination, par contre j’insisterai sur l'importance d'avoir avec soit un bon guide (ou un local qui connait bien, dans mon cas).
Vous comprendrez pour quoi dans l'article à venir!