Les cocasseries N°1

Publié le 19 Novembre 2012

Dans notre carrière halieutiques on a tous connu des instants cocasses.

Je vous propose une petite série d'histoires insolites. L'idée, si vous le voulez bien, ça serait de poursuivre ses cocasseries en partageant une de vos histoires insolites dans les commentaires.

Let's go pour la première. Cela se passe il y a quelques années, 2004-2005 par là. Pas plus motivé que cela, je m'essayais pour la première fois à la pêche du corégone. c'était d'ailleurs également la dernière, car au vu de l'impression que m'aura laissée cette pratique plutôt passive, ne m'aura pas donné le virus.

Coiselet est un lac de barrage où il se prenait depuis quelques années des très beaux spécimens. Leur traque restait pour autant sur cette étendue, relativement confidentielle. Le hot-spot était pourtant évident: un attroupement de barques atour d'un immense arbre immergé sous 15 mètres d'eau, où dépassait quelques branches.

Avec une logique panurgienne, on ne cherchait pas plus loin et se mêlait au troupeau. Les heures passaient, les touches se faisaient attendre et les commentaires fusaient "t'aurais du venir hier, ça mordait mieux"... "Et qu'est ce que ça dit sur Chalain",... rien de bien excitant.

Mais bon, toutes les embarcations restaient là. On sait jamais si ça changeait.

Tellement attroupées qu'un énième pêcheur parcourut à la rame les quelques 700m qui nous séparait du camping de Condes pour venir tenter sa chance. Tout aussi expert que moi, notre nouvel arrivant débarquait avec la barque et le matériel de pêche qu'un ami lui avait prêtés. Demandant conseil, il s'aperçut rapidement que la pêche ne promettait pas d'être des plus fructueuse. Et c'est très vite qu'il posa sa canne et laissait la potence s'animer lentement au gré des légères vaguelettes que le vent se levant, commençait à former.

Puis encore quelques dizaines de minutes et sa patience bien passées, il décida de changer de poste. Les rames sorties, il n’eut pas le temps d'en envoyer un quart de tour, que le scion de sa canne laissée là, se mis à "grôller". Ferrage, pendu, le pêcheur remonta rapidement le poisson sans lui laisser vraiment le temps de montrer sa puissance.

Autant vous dire, que pour la vingtaine de pêcheurs présents, la jalousie se lisait sur leur visage. Mais l'histoire ne s'arrête évidement pas là, sinon ce serait une histoire de pêche parmi tant d'autre.

En réalité, le poisson de 40 à 50 cm de long que ce pêcheur venait de remonter de 14 mètres de fond et plein milieux d'un lac de seconde catégorie n'était qu'un improbable Ombre Commun!

Thymallus-Thymallus dans un monde de brèmes...

A vous, maintenant!

Rédigé par Gaël DELORME

Publié dans #peche

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