La vigne en Petite Montagne (partie 1)

Publié le 3 Septembre 2012

la couverture du magazine en question

la couverture du magazine en question

La vigne en Petite Montagne (partie 1)

Voici un article publié dans le très bon magazine "Echo de la Petite Montagne" de juillet-septembre 2012, encore en kiosque. je vous le transmets, en trois parties (1 par semaine) tel que je l'ai proposé. Pour plus de lisibilité, n'hésitez à cliquer sur les documents.

PETIT CHATEY, GUEUCHE NOIR et Cie

Que reste-t-il des vignes de la Petite Montagne? Des lieux-dits évocateurs, des pieds de vigne ensauvagés en bordure de chemin, quelques treilles le long des façades ou dans les jardins, quelques vieux tonneaux et pressoirs au fond des caves, tout ceci est témoin d'activité viticole ancienne sur notre région.

Par cet article je vais essayer de faire un point sur ce passé. Je n'ai pas les compétences d'un historien; mes sources ne remontent guère avant le XIXème siècle.

A l'heure actuelle, le monde du vin et tout ce qui gravite autour attirent curiosité et passion.

Aujourd'hui, on connait avant tout une consommation "plaisir". Arbois, Château-Chalon, l'Etoile, ce qui subsiste du vignoble jurassien reflète cette tendance.

Hors il n'y a pas si longtemps que ça, tout était différent. Certains d'entre vous ont connu la vigne et son travail dans les paysages de la Petite Montagne.

En réalité la culture de la vigne est très certainement plusieurs fois séculaire dans notre région. Pline le Grand, au Ier siècle ap JC, citait déjà le vin de séquanie. Il est fort probable que la vigne était cultivée dans notre secteur à cette époque. Au-delà des écrits prouvent, sans conteste, sa culture en Petite-Montagne au XVIIIème siècle.

Les parcelles de vignes ne ressemblaient pas à ce que l'on connait aujourd'hui: de petites surfaces, les ceps étaient plantés de façon non structurée et sans palissage. C'est ce qu'on appelait la culture "en foule".

La consommation de ces vins était avant tout pour nourrir le travailleur qui cultivait les champs. Pour ces raisons, la vigne était plantée à peu près partout où elle s’y plaisait.

De cette époque jusqu'à la fin du XIXème siècle peu de grosses évolutions ont été connues.

Comme dans beaucoup de vignobles et plus particulièrement en Franche-Comté, le nombre de variétés (cépages) cultivées était important. Irrégulière, la quantité de raisins produite sur une surface donnée n'avait rien de commun avec ce que l'on peut connaitre aujourd'hui.

On peut classer ces cépages en 3 groupes:

- les cépages de table: quelques pieds, par-ci, par-là, donnaient de belles grappes qui étaient consommées en l'état.

- les cépages qualitatifs: ils permettaient d'améliorer la qualité gustative des vins.

- les cépages quantitatifs: gros producteurs, ils permettaient d'assurer la production nécessaire.

Au vu des rendements particulièrement faibles, des accidents climatiques (gelées d'hiver, de printemps, grêle,...) fréquents, il est évident que cette catégorie représentait la majorité de l'encépagement en Petite Montagne. Cependant, ces trois types se retrouvaient sans discernement dans une même parcelle. Chacun y trouvait sa place et son utilité.

Après quelques recherches, voici les cépages que l'on pouvait probablement croiser dans les vignes des cantons d'Arinthod, Saint-Julien et Orgelet à cette époque. Les données proviennent d'écrits du XVIII et XIXème siècle et d’extrapolations de connaissances personnelles.

Les variétés qualitatives

Les variétés qualitatives

Les variétés quantitatives

Les variétés quantitatives

Les raisins de table

Les raisins de table

quelques uns des cépages présents en Petite Montagne au XIXème s. (hardonnay, Savagnin, Poulsard, Gouais, Geuche noir et Peloursin)
quelques uns des cépages présents en Petite Montagne au XIXème s. (hardonnay, Savagnin, Poulsard, Gouais, Geuche noir et Peloursin)
quelques uns des cépages présents en Petite Montagne au XIXème s. (hardonnay, Savagnin, Poulsard, Gouais, Geuche noir et Peloursin)
quelques uns des cépages présents en Petite Montagne au XIXème s. (hardonnay, Savagnin, Poulsard, Gouais, Geuche noir et Peloursin)
quelques uns des cépages présents en Petite Montagne au XIXème s. (hardonnay, Savagnin, Poulsard, Gouais, Geuche noir et Peloursin)
quelques uns des cépages présents en Petite Montagne au XIXème s. (hardonnay, Savagnin, Poulsard, Gouais, Geuche noir et Peloursin)

quelques uns des cépages présents en Petite Montagne au XIXème s. (hardonnay, Savagnin, Poulsard, Gouais, Geuche noir et Peloursin)

Rédigé par Gaël DELORME

Publié dans #Vigne et vins

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